Frederic II

Frédéric le Grand

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      Jeunesse 

          Frédéric II de Prusse est né en 1712 à Berlin, de Frédéric-Guillaume 1er (pour l'instant prince héritier) et de Sophie-Dorothée (fille de Georges 1er, roi d'Angleterre—à partir de 1714). Il a une sœur, Wilhelmine, de trois ans son ainée.

            Son père, austère et assez colérique, veut que son éducation soit rigoureuse. Elle le fut mais le jeune prince réussit quand même à étudier la littérature française, la philosophie anglaise et même la musique et la poesie (grâce à sa gouvernante Mme de Rocoules et à son précepteur Duhan de Jandun).

            Le jeune Frédéric n'est pas tout à fait le successeur que son père aurai espéré ou aurai pus penser avoir. Frédéric est un « homme de lettre », c'est à dire qu'il s'intéresse beaucoup à la littérature et la philosophie ; contrairement à son père qui est même surnommé « roi-sergent » par le peuple.

            En 1730, à 18 ans, Frédéric de s'évader suite à de mauvais traitements. Il échoue et est incarcéré dans une prison à Küstrin et est contraint d'assister à l'exécution de son complice Katte le 6 novembre. Son père le place ensuite en résidence surveillée. Quand il en sort en 1732, son père à pris la décision de le marier avec Elizabeth de Brunswick. Les noces on lieu en 1733 mais Frédéric confit à sa sœur qu'il ne pourrait avoir ni amour ni amitié entre eux (Frédéric et Elizabeth).

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Elisabeth de Brunswick

 En 1736, il part pour s'installer à Rheinsberg. Là, il s'entoure de beaucoup de philosophe et de gens lettrés, puis comble les lacunes laissées par l'éducation de son père. Il entame aussi une longue correspondance avec Voltaire.

 Il est marié contre son gré avec Elizabeth de Brunswick. Se consacrant ensuite à l'histoire et à la philosophie, et correspond avec Voltaire, il se montre dans la ligne d'esprit du siècle des Lumières. Il s'oppose même à la royauté de droit divin il préconise une royauté reposant sur un contrat entre le souverain et son peuple.

 

Le roi philosophe 

            Le Roi Frédéric-Guillaume I meurt en 1740. Son fils Frédéric II lui succède.

Le principe de gouvernement de Frédéric II repose sur trois axes principaux:

            --l'administration de la justice,

            --l'économie et les finances,

            --le maintien d'une armée puissante avec une discipline militaire très strict.

Le jeune roi ne se considère pas comme un roi de droit divin, mais plutôt comme un souverain ayant un contrat avec le peuple.

            Il est en fait un monarque absolu. Le souverain réfléchit et décide pour tous. Aucune volonté ne peut s'opposer à la sienne : les états provinciaux sont sans pouvoirs, la noblesse est liée au prince par l'armée, les ministres et les conseillers n'ont d'influence que celle que le roi veut bien leur laisser. Simples exécutants de la volonté du roi, les administrateurs appliquent les mesures ordonnées par celui-ci pour accroître les revenus du royaume.

Le peuple doit se contenter d'obéir et d'exécuter les directives. Il applique pourtant certaines idées des Lumières ; c'est le prototype du Despote éclairé.

 

Le roi guerrier

 L'objectif de Frédéric est de construire un état efficace, productif et riche.

Son père lui a laissé une armée bien entrainée (76 000 hommes pour 2,2 millions d'habitants) qu'il va développer encore plus. Elle atteint 160 000 hommes dans la deuxième partie de son règne, puis 195 000 vers la fin.

             Frédéric profite du décès en 1740 de CharlesVI, Empereur de la Silésie Autrichienne (province riche et peuplée)  et de l'attaque de la France contre la Silésie pour envahit celle-ci ; par la suite, Marie-Thérèse de Habsbourg (fille de Charles VI) n'arrive pas à la reprendre. Il conclut le traité de Dresde avec elle lui confirmant la possession de la Silésie. Vers 1745 Frédéric II est reconnu par les puissances européennes posséder la Silésie.

             Il va perdre la Silésie en 1757 à la suite d'une alliance avec l'Angleterre contre la France, l'Autriche et la Russie. Les russes pénètre en Prusse orientale, ce qui place Frédéric dans un situation périlleuse. Mais le roi de Prusse réussit à se rétablir grace à la bataille de Rossbach (Allemagne) en novembre 1757 qu'il remporte contre les français, et celle de Leuthen et Luna (Allemagne) qu'il remporte contre les autrichiens ; il reprend ainsi la Silésie.

En 1758 les russes atteignent Oder et les prusses perdent les batailles de Hochkirch (1759) et de Kunersdorf (1760) contre les autrichiens. Ils occupent la Saxe.                              Frédéric se rétablit avec la bataille de Leignitz et celle Torgau qu'il remporte contre les autrichiens. En septembre 1760 les russes occupent Berlin. Mais la mort de Elizabeth de Russie en 1762 sauve Frédéric, car Pierre III, sucesseur de la Russie, et un de ses admirateurs. Ils signent la paix en mai 1762 et les russes évacuent la Prusse. Ensuite, Frédéric regroupe ses forces contre l'Autriche et oblige Marie-Thérèse à signer la paix d'Hubertsbourg le 15 février 1763. C'est la fin de la Guerre de Sept Ans (1756-1763).

 La Prusse sort de cette guerre sans dommages, mais épuisée.

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            L'entente de Frédéric de Prusse avec la Russie lui permet en 1772 de participer au premier partage de la Pologne (en guerre civil depuis 1768) avec la Russie et l'Autriche. La Prusse obtient la partie nord du pays autour de Dantzig et Thorn et, surtout, une continuité territoriale entre le Brandebourg et la Prusse-Orientale. Cela rend au territoire prussien plus homogène et cohérent.

             En juillet 1778, Frédéric s'oppose une fois de plus à l'Autriche par rapport à la Succession de Bavière. L'Empereur Joseph II de Habsbourg veut profiter du règlement de la succession du dernier Wittelsbach (dynastie gouvernant la Bavière) pour intégrer une partie de la Bavière à l'Autriche. Frédéric II, soutenu par une grande partie des princes allemands, s'y oppose. Suite à une médiation franco-russe, la paix de Teschen est instaurée avec l'Autriche. Frédéric y gagne la reconnaissance de ses droits par les principautés d'Ansbach en Souabe et de Bayreuth en Bavière.

             Dans les années 1780, l'Empereur Joseph II de Habsbourg cherche toujours à obtenir la Bavière et à reprendre en main le Saint Empire. Frédéric II s'y oppose et  met sur pied, à partir de 1783, la Ligue des princes allemands.

Cette Ligue illustre le fait que désormais en Allemagne deux acteurs jouent à armes égales: l'Autriche et la Prusse.

Frédéric meurt le 17 août 1786 en ayant réalisé son rêve ; il a fait de la Prusse une grande puissance capable de rivaliser avec les autres grands royaumes.

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